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BIO |
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Je suis né au
Sénégal en 1973 et j’ai passé une quinzaine d’années en Afrique de l’ouest
avant d’aller vive et travailler en Egypte. C’est au Caire que j’ai adopté le
nom d’artiste que je porte maintenant, Qaherabear (al-Qahera désignant
précisément cette ville en arabe). Depuis le début du nouveau millénaire, je
vis à proximité de Lille, au nord de ce pays hexagonal que l’on nomme France,
contrée fascinante est tellement complexe… Je ne suis pourtant pas issu de la
région. Je viens de Toulouse, ma chère « Ville rose » qui m’a
adopté il y a longtemps déjà. Mes origines familiales mélangent un peu de
France a beaucoup d’Italie. Après des études en histoire (Egypte et
Moyen Orient anciens), je suis devenu formateur en français, plus spécialisé
dans l’enseignement aux professionnels et aux étrangers. Mes activités me conduisent aussi à enseigner l’Histoire
dans son sens le plus large. Avant de découvrir la photo, je dessinais et peignais beaucoup en observant ce qui se faisait autour de moi et profitant de conseils et de matériel que je puisais, entre autres, dans mon entourage familial, auprès de mon oncle sorti des Beaux Arts notamment. J’ai eu la chance de naître dans une famille où les choses de l’Art et de l’esprit ont toujours été mises en avant. Au fil du temps et des avancées technologiques de ces dernières décennies, j’en suis venu à utiliser de plus en plus souvent les ressources du digital et du numérique avec la même démarche empirique qui avait été la mienne dès le départ. Le bear art a fait intrusion dans mon
existence il y a un peu plus d’une dizaine d’années, un peu par nécessité à
l’origine. Les moments de solitude intime que j’ai pu connaître durant mon
séjour égyptien m’ont donné l’excitation et la motivation nécessaires pour
jeter sur le papier mes premiers croquis d’hommes virils, à la façon d’une
sorte d’exutoire. J’ai été mon propre
modèle pour mes premières photos, alors tirées en argentique -avec beaucoup
de ratés- quasiment à la même période. A l’époque, je me posais de grandes
questions existentielles et n’était finalement pas vraiment en phase ni avec
mon image, ni avec ma nature profonde. La photo m’ a servi de thérapie en
quelque sorte, avec une redoutable efficacité. Le tournant est
arrivé avec la publication progressive de ces photos sur le Web et le succès
inattendu qu’elles ont rencontré. Je n’imaginais pas que mon corps puisse
ainsi attirer une attention bienveillante. De fil en aiguille, avec cette
nouvelle motivation, j’ai progressivement fait sauter les barrières afin de
me diriger vers ce qui avait toujours été, finalement, mon désir profond:
montrer ce que le mâle au naturel a de plus beau sans se mettre de limites
sinon celle du respect. C’est dans cet état d’esprit que je me suis
mis à photographier les autres. Des amis avant tout, des garçons ayant
quelque chose à exprimer au travers de leur sensualité naturelle, en toute
simplicité. L’aventure du bear art m’a mis en contact avec des gens de grande
qualité qui m’ont accordé leur confiance –au travers, par exemple de la
galerie du Cercle Arktique qui est présente sur ce site, ou des réalisations
faites avec le groupe des
Desperate
FrenchBears
– et donné de judicieux conseils, sans jamais brider mes élans. Sans des
artistes chevronnés et reconnus, tant pour leur travail que pour leur
humanisme, comme Christophe Jannin ou Guy Thomas, je pense qu’une impulsion
nouvelle aurait manqué à mes propres réalisations. Il faut savoir ce que l’on
doit aux autres pour mieux transmettre ce que l’on continue d’apprendre… Ma première exposition au Wolf Bar de Paris
se nommait « In urso veritas » en référence au dicton latin. Car
l’ours, comme le bon vin, possède une part de vérité, celle de ses bras
protecteurs et de la complexité de sa nature humaine. Elle enchante les yeux,
les cœurs et les esprits. Je forme le vœu que les pages de ce site
double vous permettent d’entrevoir cette part de vérité, en passant ici un
moment de plaisir, simple, certes, mais profond. |